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Chère Maman. Je reçois ce matin une longue lettre de Debartzch. Il craint apparemment l'infidélité de la poste, puis qu'il m'a écrit sous l'enveloppe d'une autre personne. En ce cas, et à son exemple, je mets sa lettre dans la tienne. Communique la à mon père seul, ferme là ensuite d'une oublie, et mets-la sous enveloppe de ton écriture à l'adresse de Madame Debartzch -- et l'envoie par la poste de Samedi même, si c'est jour de poste pour S(t) Charles, ou mieux, s'il y avait une occasion sûre et à peu près aussi vite que la poste, par cette voie -- Quand à moi, qui dit plus de mal publiquement de tous ceux qui abusent du pouvoir, que je n'aurais jamais la patience d'en écrire, je n'aime guère tout ce mystère. Je n'ai pas de secret, sinon que je suis bien moins malin dans la vie privée que dans la vie publique, et je ne les crois pas tentés de la curiosité de lire mes lettres. Je sais que Neilson et sa politique font plus de mal au pays, ont plus encouragé l'insolence de Stanley et empêche le départ de notre brûle maison, qui a l'indécence de ne pas exprimer un mot de regret d'un accident que sa mesquinerie occasionne, qu'aucune autre circonstance. Le premier, il m'a dit hier qu'il me ferait la guerre l'an dernier dans les discussions sur la nomination de M(r) Viger, à laquelle objectait Stuart, je n'ai pas été mon maître. J'ai dit toute la vérité avec un éclat qui à fait un grand effet que les Mercury les Herald, les Settler étaient moins coupables et moins funestes au pays que la Gazette de Québec, dont l'éditeur actuel, abâtardi et dégénéré, combattait les doctrines de celui qui cidevant aima la liberté, aima la justice, aima les Canadiens, dans le même papier; qui était cru au bureau Colonial et dans le pays être le même que celui dont, dans leur confiance et leur amour, les Canadiens avaient souhaité faire le premier homme du pays, puisque deux fois ils l'avaient choisi à l'unanimité pour les représenter tandis qu'ils s'étaient partagés sur les choix des Papineau et des Viger et aussi sur celui de M(r) Cuvillier. J'ai reproché les Mensonges que cette gazette avait débités contre M(r) Viger en parlant des £1700 qu'on lui votait &(ca). Il n'a pas osé répliquer sur le champ c'eut attiré de plus longs détails. Peut être cela provoquera-t-il une guerre de papiers, à laquelle, comme de coutume, je ne ferai nulle attention mon tems vaut mieux que cela. Debartzch me dit qu'il ta trouvée si belle, si ferme, si patriote qu'il t'en aime encore plus, et moi donc, belle amie, n'est ce pas une consolation indispensable que de te trouver en cela comme dans tout le reste, toujours tout ce que tu dois être. Dis à tous mes bons parents que je les aime tendrement. Je t'embrasse et les nôtres. Tout à toi.
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